Accueil ACTUALITES Mondiaux de natation : que peuvent espérer les Bleus à Gwangju ?

Mondiaux de natation : que peuvent espérer les Bleus à Gwangju ?

4
0
PARTAGER

Source: www.sudouest.fr

En nombre, ils sont à peine plus qu’aux précédents Mondiaux à Budapest il y a deux ans, quand les effectifs de la natation tricolore avaient fondu sous l’effet de la vague de départs post JO 2016: de neuf dans la capitale hongroise, les Bleus sont onze dans le sud de la Corée. Précisément sept nageurs et quatre nageuses. 

Florent Manaudou, bien entendu, n’est pas du voyage: même s’il a nagé le neuvième meilleur chrono de la saison sur 50 m (21.72) fin juin pour son retour après quasiment trois ans sans compétition et un intermède handball, c’est pour la grand-messe olympique, à Tokyo l’été prochain, que le médaillé d’or aux J0–2012 et vice-champion olympique 2016 de l’aller simple a replongé. 

A Gwangju, quelles ambitions alors pour la délégation française resserrée ?  Deux ans après les deux médailles, une en or (Lacourt sur 50 m dos) et une en bronze (Metella sur 100 m), récoltées à Budapest – la moisson mondiale la plus maigre depuis 2003 (deux bronze) – et un an après les sept récompenses européennes obtenues à Glasgow, la prudence prime. 

“Si on peut, quelques podiums”

“L’objectif, c’est avant tout d’avoir le maximum de nageurs en finale, et bien sûr, si on peut, de glaner quelques podiums”, pose Richard Martinez, le responsable de la natation course. 

Il faut avoir une vision positive mais aussi assez réaliste”

Si bien que la menace “zéro médaille” – ce que la natation tricolore n’a plus connu depuis dix-huit ans – n’est pas totalement écartée.
C’est Mehdy Metella, médaillé de bronze mondial sortant du 100 m et double médaillé européen l’été dernier (argent du 100 m papillon et bronze du 100 m), qui incarne la meilleure chance bleue de podium. Même après un hiver tourmenté, le sprinter marseillais, qui vient de fêter ses 27 ans, est le seul nageur français à figurer dans le top 3 des bilans mondiaux de l’année: il est le deuxième meilleur performeur mondial du 100 m papillon (50.85) derrière la fusée américaine Caeleb Dressel (50.36). 

Charlotte Bonnet (24 ans), que ses trois sacres européens (200 m, 4×100 m, 4×100 m mixte) de l’été 2018 ont fait changer de dimension, assume elle son “envie d’avoir une médaille sur 200 m”. Mais la concurrence s’y annonce, entre l’Américaine Katie Ledecky, l’Italienne Federica Pellegrini, la Suédoise Sarah Sjöström ou encore les deux natives de l’an 2000, l’Australienne Ariarne Titmus et la Canadienne Taylor Ruck. 

Dans le rôle de l’outsider, citons Fantine Lesaffre (24 ans), championne d’Europe en titre du 400 m 4 nages et huitième meilleur temps de l’année. A moins que le 4×100 m messieurs ne réserve une belle surprise dès dimanche.

Ledecky et Dressel, les fusées américaines

Les podiums, Ledecky et Dressel, 22 ans tous les deux, sont habitués à en truster la plus haute marche. On peut compter sur eux pour multiplier de nouveau les banderilles à un an des JO 2020.

Déjà la nageuse la plus titrée aux Mondiaux de l’histoire (14), Ledecky s’attaque une nouvelle fois au quadruplé 200 m-400 m-800 m-1500 m, qui lui avait résisté en 2017 (argent sur 200 m).

Dressel, qui avait égalé la légende américaine Michael Phelps en s’offrant sept médailles d’or lors d’un même rendez-vous mondial il y a deux ans, fera-t-il encore plus fort dans le bassin coréen ? Il est inscrit dans quatre courses individuelles, 50 m, 100 m, 50 m papillon et 100 m papillon, et pourrait nager jusqu’à cinq relais.

Sur 100 m, la course reine, le sprinter floridien aura fort à faire face à l’Australien Kyle Chalmers (21 ans), opéré d’une arythmie cardiaque et absent à Budapest. En 2019, deux fois, Chalmers a nagé plus vite que pour s’adjuger le titre olympique en 2016 et c’est lui le plus rapide pour l’instant (47.35).

Autres stars annoncées: le brasseur britannique Adam Peaty ou encore la polyvalente hongroise Katinka Hosszu.

Les premiers remous risquent d’éclabousser dès dimanche: la finale du 400 m messieurs, la première au programme, est promise au Chinois Sun Yang, dont la présence malgré un contrôle antidopage rocambolesque au cours duquel il a détruit à coups de marteau un échantillon sanguin, irrite.

Source: www.sudouest.fr