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L’évolution de la performance capture racontée par Andy Serkis

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Andy Serkis sur le tournage du Seigneur des Anneaux (2001)

Andy Serkis sur le tournage de King Kong (2005)

Zoe Saldana sur le tournage d’Avatar (2009)

Andy Serkis joue le Capitaine Haddock dans Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne (2011)

Benedict Cumberbatch (Smaug) sur le tournage du Hobbit (2012)

Andy Serkis sur le tournage de La Planète des singes 2 (2014)

Andy Serkis sur le tournage de La Planète des singes 3 (2017)

Andy Serkis réalise Mowgli (2018) et y joue aussi Baloo

De Gollum à Mowgli, l’acteur et réalisateur a largement contribué à l’expansion de cette technique d’animation.

Mowgli, d’Andy Serkis, sera diffusé à partir de demain, vendredi 7 décembre, sur Netflix. A l’occasion de la mise en ligne de cette adaptation sombre et ambitieuse du Livre de la Jungle, de Rudyard Kipling, Première a pu poser quelques questions au réalisateur, très bavard quand dès qu’il s’agite de performance capture, la technique d’animation développée depuis une vingtaine d’années à Hollywood. De son incarnation de Gollum à celle de Baloo, il nous raconte l’évolution de ce procédé, en détaillant évidemment sa propre expérience, mais en parlant aussi des cinéastes, tels que James Cameron sur Avatar, qui ont permis de révolutionner son utilisation.

Afin que l’expérience soit la plus immersive possible, nous entrecoupons ses réponses de vidéos de tournage montrant précisément comment tout cela fonctionne. Nous regroupons également ci-dessus quelques images de films importants tournés en performance capture.

Andy Serkis nous présente Mowgli : “Il n’y aura pas de chanson dans ma version du Livre de la Jungle”

Le Seigneur des Anneaux : les débuts de la motion capture
“La performance capture a énormément évolué depuis vingt ans. A l’époque du Seigneur des Anneaux (2001), on parlait de motion capture. On enregistrait nos expressions, mais on bougeait peu, on ne tournait pas sur le plateau en lui-même, mais dans une pièce confinée, protégée, et éclairée d’une certaine manière pour que le rendu soit réussi. Gollum a été créé comme ça, mais dès Le Retour du roi (2003), la technologie commençait déjà à changer. Sur le troisième film, on a pu filmer une poignée de séquences sur le vrai plateau, où les caméras pouvaient être déplacées plus amplement.”
Près d’une décennie plus tard, le personnage revenait dans Le Hobbit, et la technique avait bien évolué (le lien juste en dessous revient sur la création de Smaug, le dragon de cette nouvelle trilogie) :

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Benedict Cumberbatch est bon, même en dragon

King Kong : la naissance de la performance physique
“L’étape suivante, c’était sur King Kong (2005), toujours réalisé par Peter Jackson. Là, c’est devenu vraiment physique : les mouvements de mon corps étaient enregistrés en même temps que les expressions de mon visage, c’est là que la performance capture est née à proprement parler. Vêtu d’une combinaison qui m’offrait la carrure du singe, je pouvais davantage bouger, utiliser mon corps pour jouer.”

Avatar : une révolution
“Le grand bouleversement, ça a été Avatar (2009), avec l’utilisation des caméras accrochées devant le visage des acteurs, ce qui leur permettait de jouer tout en se déplaçant dans un vaste environnement qui allait par la suite être transformé numériquement. L’enregistrement des mimiques était plus détaillé : mouvements des lèvres, clignement des yeux etc. Tout peut être enregistré grâce à ces petites caméras.”

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La Planète des singes : tourner en extérieur
“La Planète des singes (2011), ça nous a permis de filmer en intérieur ET en extérieur. Sur le premier film, toute la performance capture a été enregistrée sur le plateau, mais pour le deux (2014) et le trois (2017), on a pu sortir et tourner dans des décors différents : la plage, la forêt… avec une météo changeante. A chaque fois, on gagnait en liberté.”

Mowgli : des rôles plus diversifiés
“On sait de mieux en mieux animer toutes sortes de créatures à partir du jeu des comédiens. Gollum, King Kong, Avatar, ça reste impressionnant pour l’époque, mais on sent la différence avec les films de maintenant. C’est ce qui nous a permis de multiplier les différents types d’animaux sur Mowgli : panthère, loups, ours, serpent, tigre… On le faisait déjà sur La Planète des singes avec les différentes sortes de primates, mais là, on atteint un niveau de diversification impressionnant : ces créatures n’ont rien à voir entre elles, elles n’ont pas du tout le même comportement.”

Prochaine étape : filmer sous l’eau
“Maintenant, James Cameron peut filmer les suites d’Avatar sous l’eau, c’est un énorme bond en avant ! Cette technologie permet de faire des tas de choses, de nos jours. Un acteur peut tout jouer grâce à ça.”

Avatar 2 : Comment on tourne sous l’eau en performance capture ?

Bande-annonce de Mowgli, demain sur Netflix :

Source: www.premiere.fr

http://www.premiere.fr/News-Cinema/L-evolution-de-la-performance-capture-racontee-par-Andy-Serkis