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Fusion Robert-Picqué et Bagatelle : toujours sur le pont

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Source: www.sudouest.fr

En cette rentrée, les opposants à la fusion de l’hôpital militaire Robert-Picqué et de la fondation protestante privée Bagatelle restent mobilisés. Ils souhaitent rebondir sur l’avis défavorable rendu cet été sur le projet. La commissaire enquêtrice qui avait conduit du 23 avril au 24 mai une enquête publique a conclu que le « projet ne servait pas l’intérêt général » et que le dossier présentait des opacités et des manquements aux informations à délivrer aux habitants.

Cette enquête publique avait été motivée par la nécessaire modification du Plan local d’urbanisme (PLU) qui découle du programme Bahia, et sur lequel le conseil de Bordeaux Métropole aura à se prononcer le 27 septembre.

On sait, toutefois, que son président, Patrick Bobet, comme les maires de Villenave-d’Ornon et de Talence concernés au premier chef, avaient laissé à entendre qu’ils voteraient pour cette modification du PLU… sous-entendu quel que soit l’avis de la commissaire enquêtrice.

Un courrier aux maires

Évidemment, les élus – le député des Insoumis Loïc Prud’homme en tête – les membres d’associations et les citoyens mobilisés depuis des mois, si ce n’est des années, entendent peser de tout leur poids pour que la Métropole rende un avis négatif à la modification du PLU. Les opposants à la fusion, qui étaient nombreux en réunion jeudi soir à Bègles, savent qu’il est trop tard pour influer sur les chantiers en cours (ce que l’on appelle Bahia 1 sur le site de Bagatelle) et sur les locaux de la Fondation John-Bost dont les travaux démarrent.

Par contre, ils estiment – et espèrent – contrarier, voire repousser définitivement, les opérations non commencées. Il s’agit du transfert des urgences de Robert-Picqué à Bagatelle (qui resteraient alors à Robert-Picqué) et de la construction d’un immeuble sur sept niveaux, 22 mètres de hauteur et 240 logements sur un terrain vendu par Bagatelle (pour contribuer à financer Bahia) à l’opérateur immobilier Cogedim.

Lors de cette rencontre, l’élu villenavais des Insoumis, Patrick Bouillot, a dénoncé le fait que la Métropole, le Département et la Région se portent garants du programme à hauteur de 18 millions d’euros sur un site privé (celui de Bagatelle). L’élue talençaise des Verts Monique de Marco, comme sa collègue communiste de Bègles Christine Texier, a mis en avant, outre « les atteintes portées au service public », celles qui touchent à l’environnement et au cadre de vie, y ajoutant des difficultés de circulation et de stationnement à venir.

Autant de points de vue partagés par l’assistance. Le public était alors invité à se munir d’un courrier distribué sur place, dénonçant tous ces points, et de l’adresser aux maires et aux élus communautaires concernés.

Source: www.sudouest.fr