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Citiz réclame plus de placesAutopartage et free floating

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Source: www.sudouest.fr

Tiphanie Naud

gironde@sudouest.fr

Après avoir franchi la barre symbolique des 100 voitures en libre-service, Citiz, spécialiste de l’autopartage en boucle (lire ci-dessous), veut continuer à grandir. Elle compte actuellement 38 stations dans la métropole mais a pour l’instant le pied sur le frein, faute de places supplémentaires sur la voirie.

4 000 Bordelais et métropolitains utilisent ce service de location de véhicules pour une courte durée, qui permet de réduire le nombre de voitures individuelles. Sur les 102 automobiles de la coopérative, 56 sont stationnées sur la voirie bordelaise. Ce chiffre est gelé depuis le printemps 2018. À cette époque, l’entreprise est alertée par la Métropole et la mairie que les permis de stationnement et les autorisations d’occupation temporaire doivent être mis en concurrence, d’après la loi Sapin II.

Un gel avec les municipales ?

« Depuis, nous attendions un règlement d’intervention et de mise en concurrence pour faire de nouvelles demandes de places en voirie, où nous sommes plus visibles », indique Nicolas Guenro, directeur général de Citiz Bordeaux. Mais la situation n’a pas évolué et la coopérative s’impatiente. Nicolas Guenro demande un cadre, « une décision rapide » et fait remarquer que cette loi n’a pas empêché l’inauguration de 21 nouvelles stations à Strasbourg.

« Ce qu’on voit arriver aussi, c’est un gel avec les municipales et peut-être une nouvelle équipe qui doit s’installer, ça commence à faire beaucoup », affirme le directeur général.

La Métropole, qui partage la compétence sur le sujet avec les mairies, déclare soutenir le développement de Citiz. Comme la Ville de Bordeaux et son adjoint Jean-Louis David. « Nous sommes dans une position particulièrement ouverte. Le maire souhaite faciliter la totalité des alternatives à la voiture », indique ce dernier, tout en rappelant que « l’espace public est contraint ». Les deux institutions expliquent attendre la promulgation de la loi d’orientation des mobilités (1) pour fixer le cadre demandé par Citiz.

Pour se développer, la coopérative souhaiterait que 2 % des 28 000 places en voirie payantes dans Bordeaux soient consacrées à l’autopartage contre 0,02 % actuellement. L’objectif d’ici 2022 est ainsi de mailler le cœur de ville avec une station tous les 250 mètres et de s’installer le long du tram dans la première et deuxième couronne.

Encore faudra-t-il convaincre la Ville de Bordeaux et Jean-Louis David à qui il ne paraît « pas opportun de fixer un pourcentage ».

(1) Le projet de loi est repassé début septembre à l’Assemblée nationale.

Sous la marque Citiz depuis 2013, la Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) propose deux services. Les 82 voitures Citiz, réparties sur Bordeaux, Pessac, Bègles, Mérignac, Cenon et Talence, peuvent être louées, sur réservation, à l’heure, au jour, ou au mois. L’utilisation coûte entre 2 et 5 euros de l’heure, selon les abonnements et la distance parcourue. « Tout est compris même le carburant, indique Alain Gross, président de la Scic. Et il n’y a pas d’entretien à faire. » Cinq modèles de voitures, au gabarit plus ou moins gros, sont proposés. Le système d’autopartage en boucle nécessite de ramener la voiture à la station d’origine. 38 emplacements sont disponibles dans la métropole.

Citiz met également à disposition 20 véhicules Yea !, en free floating. Autrement dit, nul besoin de réserver, ni de trouver une station. L’utilisateur peut se garer sur une place normale. Une offre que l’opérateur souhaite renforcer dans les prochaines années. Plus de renseignements sur https ://bordeaux.citiz.coop

Source: www.sudouest.fr