Accueil ACTUALITES Thomas Arnaud, éleveur d’agneaux rares

Thomas Arnaud, éleveur d’agneaux rares

3
0
PARTAGER

Source: www.sudouest.fr

Jean-Charles galiacy

jc.galiacy@sudouest.fr

A Bordeaux, la Tupina ou le Hâ l’affichent régulièrement sur leur carte. Dans le Libournais, on peut en déguster de temps à autre au Caffe Cuisine à Branne, dans les plats de Frédéric Jombart à Pujols ou Libourne ou sur les menus du chef étoilé Alexandre Baumard à Saint-Émilion. Thomas Arnaud, 28 ans seulement, est devenu en quelques mois le fournisseur de plusieurs grands restaurants de Gironde. L’agriculteur possède aujourd’hui 280 brebis qui lui donnent chaque année entre 400 et 450 petits. Et son « agneau d’Asques » est quasiment devenu une appellation d’origine contrôlée…

Une alimentation spéciale

Il est le seul éleveur ovin, pourtant, dans la petite commune du Fronsadais. On le retrouve un vendredi matin, vers 9 heures, son bâton de berger à la main, sceau à friandises dans l’autre, dirigeant une partie de son cheptel d’un pré à l’autre, traversant les rues d’Asques sous les yeux amusés des habitants. « Ils regardent passer leur futur gigot ! », rigole le Girondin. Au bout du troupeau, son employé Mickaël et Furia, sa chienne, veillent au grain afin qu’aucune bête ne prenne la poudre d’escampette.

Thomas Arnaud ne travaille avec aucun intermédiaire, privilégiant uniquement la vente directe. Et ses agneaux partent comme des petits pains. Leur qualité gustative est désormais reconnue. « Je les nourris avec une alimentation à base de fourrage analysée et suivie par un nutritionniste que me livre un agriculteur voisin, explique-t-il. Avec les fibres, cela donne une structure à la viande, un équilibre qui est bien meilleur. »

Il n’a pas la certification bio, ne la sollicite pas d’ailleurs mais utilise les mêmes techniques. Il change régulièrement ses troupeaux de près, afin de limiter les risques de parasites et d’éviter l’utilisation de produits. Celui qui n’aurait « jamais pu travailler dans un bureau » et qui a hérité de la fibre agricole de son grand-père, ancien éleveur laitier, souhaitait parvenir à « quelque chose que les autres ne font pas. »

C’est semble-t-il le cas. « C’est une sacrée récompense d’avoir sa viande servie dans des restaurants haut de gamme », livre-t-il. Son avenir se profile désormais à Cubzac où il vient d’acheter une propriété. Il pourrait s’y installer à l’automne et proposer, un peu plus tard, des temps d’animation pour les familles. L’éleveur souhaiterait davantage accueillir ses clients chez lui. Jouer la carte de la transparence, partager sa passion et montrer, finalement, où et comment le bon goût se forme.

Renseignements au 06 82 40 05 68 ou à cette adresse : scealesboyries@gmail.com

Source: www.sudouest.fr