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Pesticides : l'appel de « Charlie Hebdo » relayé en Gironde

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Dans le cadre du mouvement national contre les pesticides intitulé « Nous voulons des coquelicots », lancé par le journal « Charlie Hebdo » (1), une trentaine d’habitants, de toutes opinions, de Saint-André-de-Cubzac se sont rassemblés vendredi dernier en soirée devant la mairie. Un autre rassemblement s’est déroulé à La Teste-de-Buch, devant l’hôtel de ville où environ trente personnes ont répondu à l’appel dont les écologistes Michel Daverat, porte-parole d’Europe Écologie Les Verts du bassin d’Arcachon et Vital Baude, conseiller régional (EELV).

En terres viticoles, à Lesparre-Médoc, une dizaines de personnes, ne se connaissant pas, se sont réunies spontanément, place Gambetta, vendredi soir. Le but était d’effectuer une « première prise de contact » en vue de préparer ensemble de futurs rassemblements qui auront lieu chaque premier vendredi du mois devant les mairies.

Crédit photo : Photo Arnaud Larrue

L’association nationale Nous voulons des coquelicots, qui comprend une quinzaine de bénévoles aux origines variées – une directrice de crèche retraitée, des décorateurs, une étudiante, une céramiste, deux paysans, une enseignante, une psychanalyste, des membres d’ONG, deux journalistes… – a été créée à Paris par Fabrice Nicolino et François Veillerette.

Le premier est journaliste, notamment à « Charlie Hebdo », spécialisé dans les scandales environnementaux ; le second est un militant de la cause antipesticides et a fondé l’association Générations futures. Tous deux avaient cosigné en 2007 l’enquête « Pesticides, révélations sur un scandale français », aux éditions Fayard. Ils viennent de récidiver aux éditions Les Liens qui libèrent, avec la publication, en septembre, du manifeste « Nous voulons des coquelicots » destiné à lancer un cri d’alerte tout en demandant l’arrêt de l’utilisation des pesticides chimiques.

« Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises »n peut-on lire sur le site internet de l’association Nous voulons des coquelicots.

« Il s’agit de faire changer les choses, explique Vital Baude. Il faut que les mouvements citoyens coïncident avec l’action politique. Aujourd’hui encore, les aides pour les agriculteurs bio tardent à venir, sont diminuées. Nous devons mettre les industriels et les politiques en phase avec leurs responsabilités ». Toutefois, ce mouvement se défend d’être politisé, le but étant de rallier un maximum de citoyen à sa cause. « À Saint-André-de-Cubzac, déclarait vendredi soir une des participantes, nous sommes nombreux à partager ces idées et à vouloir protéger la nature pour les générations futures. » Les militants cubzaguais ne souhaitent pas pour autant créer une association à Saint-André. Ils ont simplement l’envie de se retrouver à chaque fois plus nombreux devant la mairie… jusqu’à ce que leur appel soit entendu par les pouvoirs publics.

De nombreuses personnalités comme l’essayiste agriculteur Pierre Rabhi, Allain Bougrain-Dubourg de la Ligue de protection des oiseaux ou le photographe Yann Arthus-Bertrand ont déjà signé l’Appel des coquelicots qui comptabilise à ce jour plus de 260 000 signatures. L’objectif est d’atteindre les 6 millions d’ici 2020.

(1) Cet appel a été publié dans son édition du 12 septembre qui encore en vente en kiosque.

Source: www.sudouest.fr

https://www.sudouest.fr/2018/10/08/pesticides-l-appel-de-charlie-hebdo-relaye-en-gironde-5460389-3227.php#xtor=RSS-10521769