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Ligue Europa : un nul qui condamne quasiment les Girondins

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Source: www.sudouest.fr

Le premier match de l’ère Joe DaGrosa. A la mi journée, le tout frais propriétaire du club et son futur président, Frédéric Longuépée ont détaillé leur programme et leurs ambitions pour les Girondins de Bordeaux. En soirée, les joueurs ont livré une belle copie et concédé un match nul plutôt sévère (1–1).

Mathématiquement, la qualification est encore possible, à condition de réaliser un carton plein lors des deux derniers matches et d’espérer que les Russes en fasse de même pour barrer la route au Slavia Prague et à Copenhague qui se sont neutralisés (0–0) ce jeudi soir.

Seulement, après trois défaites pour entamer leur parcours, les Girondins se retrouvent très proches de la sortie. Après Marseille déjà éliminé et Rennes en grande difficulté, la France risque de connaître un douloureux 0/3 en Ligue Europa. D’ailleurs, cette semaine, le football français n’a pas gagné un seul match. Trois nuls (PSG, Lyon, Boprdeaux) et 3 défaites (Monaco, Rennes et Marseille).

Bordeaux peut nourrir des regrets. Les Russes, privés de Dzyuba, Ivanovic, Anyukov, Smolnikov, Jirkov et Chernov, ont été étouffés d’entrée. Près de 70 % de possession au bout de 30 minutes et quelques situations dangereuses, comme cette tête de Cornelius qui est passée juste au-dessus (23e) puis le poteau trouvé par Kamano (32e).

Les vagues offensives ont fini par déstabiliser le Zenit organisé en 5–3–2. Sabaly a été accroché par l’ancien Lyonnais Mammana sur la droite de la surface. Kamano s’est chargé du penalty et a pris à contre pied Lunev (1–0, 35e).

Les Russes ont réagi. Zabolotny a repris un centre de la tête à bout portant mais le capitaine des Girondins a sorti un superbe arrêt réflexe (44e).

Titularisé après sa bonne rentrée à Lyon, Cornelius est sorti à la pause, remplacé par Briand. Les Bordelais sont bien repartis. Une frappe enroulée de Kalu est passée de peu à côté (52e). Juste avant de céder sa place à Karamoh, Kamano s’est écroulé la surface en se tenant l’épaule. Mais l’arbitre a jugé une simulation de l’attaquant bordelais et lui a infligé un carton jaune (65e). 

Une mauvaise relance de Pablo a offert une occasion à Driussi mais sa frappe est passée de peu au dessus de la cage de Costil (68e). Un avertissement avant la punition. Zabolotny a servi Kouzyaïev sur la gauche de la surface. Le nouvel entrant a effacé Pablo d’un petit pont et retrouvé en retrait Zabolotny qui a ajusté Costil depuis le point le penalty (1–1, 72e). Le deuxième tir cadré des Russes.

Les Girondins ont bien essayé d’arracher ce succès indispensable à leurs espoirs européens. De Préville a remplacé Plasil (84e) pour ajouter du poids offensif. Une volée de l’ancien Lillois a été détournée par Neto (87e). Même sort pour une frappe de Karamoh (89e). Il reste donc un infime espoir et deux matches à jouer : le 29 novembre, Bordeaux recevra le Slavia Prague et terminera cette phase de groupes à Copenhague le 13 décembre. 

Le chiffre

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Un mois et un jour. Depuis la victoire 3–0 contre Nantes pour la première de Vahid Halilhodzic sur le banc des Canaris, les Girondins étaient mués. Quatre matches, toutes compétitions confondues, pour trois défaites puis un nul. Les trois derniers matches des Bordelais ont été intéressants dans le contenu mais insuffisants pour renouer avec la victoire : Zenit (2–1), Nice (0–1) puis Lyon (1–1).

La prestation de ce jeudi soir a confirmé le regain de forme des joueurs de Ricardo et Bedouet. Mais il s’agit d’une 5e rencontre sans victoire. 

Les notes

7/10 Lerager

6/10 Sabaly, Sankharé, Poundjé, Kamano

5/10 Costil, Cornelius, Pablo, Jovanovic, Plasil

4/10 Briand, Kalu

Un homme dans le match

Pablo, trois minutes qui coûtent cher

Il avait jusqu’alors, dans la lignée des derniers matches, dominé son sujet de la tête et des épaules (au sens propre comme au sens figuré). Il l’a fait ensuite aussi, dominateur dans les duels et serein balle au pied. Mais trois minutes ont terni son match et ont coûté cher : après une relance interceptée dont Driussi, ne cadrant pas, n’a pas profité, il s’est jeté face au talentueux Kuzyaev dans la surface. Un petit pont et une passe en retrait plus tard, Zabolotny a égalisé. Cruel.

Le fait du match

Une première confidentielle

Pour la première des nouveaux propriétaires américains, les Ultras, qui s’étaient montrés très hostiles à la fin de l’été, ont marqué le coup avec une banderole dressée à l’heure de jeu : « GACP, King Street, donnez-nous tort, faites briller le FCGB à nouveau. » Le grand public, lui, ne s’est pas mobilisé : avec 8 907, il s’agissait ce jeudi soir de la plus faible affluence au Matmut toutes compétitions confondues depuis le 12 janvier 2016 et le quart de finale de Coupe de la Ligue contre Lorient (8676). Joe DaGrosa, patron de GACP, et le président Frédéric Longuépée avaient pris la pause au bord du terrain avant la rencontre avant de rejoindre leur équipe en tribunes présidentielle.

Les Girondins ont bien essayé d’arracher ce succès indispensable à leurs espoirs européens. De Préville a remplacé Plasil (84e) pour ajouter du poids offensif. Une volée de l’ancien Lillois a été détournée par Neto (87e). Même sort pour une frappe de Karamoh (89e).

Source: www.sudouest.fr