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Les Animaux fantastiques : Les Crimes de Grindelwald, la critique sans spoiler

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Le deuxième Animaux fantastiques est un formidable moment de cinéma, excitant et prenant.

Honnêtement, même sans être un fanatique de Harry Potter (livres et/ou films), on avait été un rien déçus par Les Animaux fantastiques. La promesse excitante de sortir des murs de Poudlard, d’explorer le passé de l’univers de J.K. Rowling était surtout la promesse de partir dans l’inconnu. De quitter les rails d’une adaptation plus ou moins fidèle des bouquins et du destin du sorcier à lunettes. Résultat, Les Animaux fantastiques ressemblait bel et bien à ce qu’il était : un prologue pas vraiment maîtrisé, curieusement brouillon et maladroit, à l’image de son héros-sorcier autiste et gauche, perdu dans le nouvel univers du New York des roaring twenties. La réussite des Crimes de Grindelwald tient d’abord à son effet de contraste avec le premier film : là où le premier est maladroit, un peu lent et pas vraiment palpitant, le deuxième est fluide, maîtrisé et complètement palpitant. C’est là où cette critique risque de s’aventurer, comme le film, dans le territoire inconnu du spoiler. Car, en fait, J.K. Rowling savait très bien où elle allait.

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Soyez rassurés, donc. Visuellement excitant, et dramatiquement puissant, Les Crimes de Grindelwald est satisfaisant à presque tous les niveaux (quelques scories comme l’ouverture en forme de grand spectacle un peu trop banale et le traitement trop rapide du cirque Arcanus, par exemple). On n’en dira pas plus histoire de préserver la surprise jusqu’à la sortie salles, mais sachez juste -pour répondre aux questions les plus pressantes des fans- que Jude Law est génial en Dumbledore mature et goguenard comme un grand frère qu’on aimerait tous avoir, et que Johnny Depp livre sa meilleure performance depuis des lustres, en donnant au grand méchant Grindelwald une intériorité puissante qui rappelle Ichabod Crane dans Sleepy Hollow. Un Ichabod Crane passé du côté du mal, mais pas pour suivre sa destinée. Un méchant, mais un méchant comme à regret.

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Les Crimes de Grindelwald est le succès de sa mastermind J.K Rowling et du réalisateur David Yates, qui maîtrisent parfaitement les codes visuels et surtout narratifs de leur wizarding world. Avec ses quinze dernières minutes tout bonnement incroyables en termes de grand spectacle, et ce cliffhanger qui va faire causer, les fans et les moldus sont enfin réunis main dans la main pour suivre la magicienne Rowling dans la suite de la saga qu’on imagine à la hauteur. En quelques mots, Les Crimes de Grindelwald est l’un des meilleurs de la franchise Harry Potter avec Le Prisonnier d’Azkaban, et pour l’instant, et de loin, le meilleur blockbuster de l’année 2018. Même si maintenant, on attend la suite avec beaucoup trop d’impatience.

Bande-annonce des Animaux fantastiques 2 : Les Crimes de Grindelwald, en salles le 14 novembre :

Source: www.premiere.fr

http://www.premiere.fr/News-Cinema/Les-Animaux-fantastiques--Les-Crimes-de-Grindelwald-la-critique-sans-spoiler