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En quête de terres à soleil

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Jean-Charles galiacy

jc.galiacy@sudouest.fr

A une époque, le Libournais s’affichait presque en pointe. Il accueillait ainsi en 2011 l’une des toutes premières centrales photovoltaïques de la région avec la mise en service de celle de Petit-Palais-et-Cornemps et ses plus de 45 000 panneaux solaires. Depuis, alors que la Gironde est devenue le premier département le plus producteur d’énergie photovoltaïque en France, seule une deuxième ferme a vu le jour aux Églisottes-et-Chalaures, l’année dernière (lire par ailleurs), ce qui place le territoire loin derrière le Médoc, le bassin d’Arcachon voire même la métropole.

Espiet, enfin !

Un virage s’opère. La Communauté d’agglomération du Libournais (Cali) souhaite désormais briller davantage dans le domaine du solaire. Et son président, Philippe Buisson, annonce la « volonté de voir naître des parcs photovoltaïques sur le territoire ».

À Espiet, un projet est attendu depuis des années, sur l’ancienne cimenterie. À l’origine, la Communauté des communes du Brannais pilotait le dossier. La Cali a repris le bébé. Le dossier se retrouve « un peu embourbé parce qu’il se trouve sur le périmètre du PPRMT (Plan de prévention des risques mouvement de terrain) », nous confiait, début septembre, le président, Philippe Buisson. Finalement, « on avance, indique Catherine Viandon, sa vice-présidente déléguée à l’environnement et au développement durable. Un périmètre différent et réduit a dû être proposé pour nous mettre en conformité avec le Plan de prévention des risques naturels (PPRN). Au niveau du calendrier, nous pourrions obtenir un permis de construire à la fin novembre et l’opérateur (l’entreprise Quadran, NDLR), pourrait présenter son projet à l’appel d’offres national de la Commission de régulation de l’énergie début décembre. » Une troisième centrale pourrait ainsi fleurir dans le Libournais.

Sites possibles cartographiés

Et cette troisième venue, très attendue, semble être le déclencheur d’une politique beaucoup plus offensive. « La volonté de développer le photovoltaïque est là, reprend Catherine Viandon. Le projet d’Espiet nous a mis le pied à l’étrier. Maintenant, il faut chercher et cibler d’autres endroits. » Dernièrement donc, les services de l’intercommunalité, en lien avec l’entreprise Quadran, ont concocté une première ébauche de « cartographie de la Cali où des parcs photovoltaïques seraient opportuns et rentables », dixit Philippe Buisson.

Cette carte reste une ébauche et n’est pas destinée à être publique. On y voit certains sites combinant les meilleurs critères afin d’accueillir un équipement photovoltaïque. Il faut notamment la proximité d’un point de raccordement. Huit grandes aires sur l’arrondissement libournais, dont quatre sur le territoire de la Cali, sont ainsi mises en avant.

« Nous en sommes aux prémisses, reprend Catherine Viandon. Cette cartographie est une première étape avant quelque chose de plus abouti d’ici quelques mois. Là, nous avons pu identifier les secteurs propices. »

De façon plus générale, « la Cali réfléchit à l’implantation de panneaux solaires au cas par cas, sur certains bâtiments par exemple », ajoute l’élue intercommunale. Une réflexion est en cours du côté du futur complexe aquatique des Dagueys, à Libourne, notamment (lire par ailleurs). Sur la première cartographie, au nord-ouest du territoire, tout un triangle entre Lapouyade, Coutras et Savignac-de-l’Isle, est pour l’heure répertoriée comme peu propice à l’installation de parcs photovoltaïques. « Mais nous pouvons essayer de proposer des projets de taille plus modeste sur cette zone », explique Marion Molveaux, responsable développement durable au sein de la Cali.

Source: www.sudouest.fr

https://www.sudouest.fr/2018/10/08/en-quete-de-terres-a-soleil-5458879-2733.php#xtor=RSS-10521769